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ActuFormation La FESP s'engage pour l'emploi des jeunes dans les métiers des SAP

Le 29 avril dernier, lors d’un Webi’Fesp consacré à l’emploi des jeunes, Maxime Aiach, président de la Fédération du service aux particuliers (FESP) et Thibaut Guilluy Haut-commissaire à l’emploi et l’engagement des entreprises ont signé une convention nationale en vue de la mise en œuvre active du plan « un jeune, une solution », qui vise à offrir une solution à chaque jeune, en présence de Patrick Toulmet, délégué interministériel à l’apprentissage dans les territoires fragiles.

A cette occasion Maxime Aiach, a souligné les enjeux de cette coopération, en indiquant que  « les entreprises du secteur vont devoir recruter massivement, portées par le vieillissement des baby-boomers et par le déploiement prochain du crédit d’impôts immédiat, ce qui suppose qu’elles soient attractives et donc qu’elles proposent des parcours et des formations aux éventuels candidats mais aussi qu’elles travaillent de concert avec les acteurs publics de l’emploi pour susciter les vocations chez les plus jeunes ».

Plusieurs chefs d’entreprises qui participaient à ce Webi’Fesp ont fait part de leur témoignage sur ce que leur a apporté les nouvelles mesures en matière de formation.

+ Claire Lanneau, fondatrice et dirigeante de Babychou services, vice-présidente de la commission petite enfance de la FESP a, de son côté, indiqué que le réseau de franchisés qu’elle anime sera amené à recruter plus de 300 apprentis dans les métiers de la garde d’enfants en 2021, grâce, notamment, au prolongement des aides exceptionnelles au recrutement d’un apprenti jusqu’au 31 décembre 2021. Elle a rappelé, que plus que jamais, en raison du contexte sanitaire, les entreprises avaient besoin d’un environnement réglementaire stable et d’être assurés de la pérennisation des aides au recrutement des alternants dans les prochaines années.

+ Aline Mougenot, administratrice CFTC de l’Opco Entreprises de proximité (EP) et présidente de la Commission Paritaire Nationale de l'Emploi et de la Formation (CPNEFP) de la branche des entreprises de service à la personne, a mis l’accent sur le rôle essentiel qu’ont joué les partenaires sociaux dans le domaine de la formation, permettant ainsi, en 2020, la signature de plus de 3500 contrats d’apprentissage, 1500 contrats de professionnalisation et la formation continue de plus de 34000 salariés. Elle précise qu’un accord de formation est actuellement en négociation et qu’il devrait permettre de renforcer la professionnalisation des primo entrants dans les métiers des services à la personne et le développement des compétences tout au long d’une carrière professionnelle.

+ En réponse aux besoins de recrutement dans ces métiers en tensions, Claire Meynard, responsable d’une agence de l’enseigne Générale des services à Bordeaux et référente de la FESP pour la Nouvelle Aquitaine, a constitué avec trois autres entreprises, un groupement d’employeurs afin de pouvoir recruter des candidats en situation d’insertion, en assurant le lien entre le salarié, le formateur et le tuteur en entreprise, ce qui n’est pas la mission première d’une entreprise.

+ Eric Bobet, dirigeant de l’entreprise AIDADOMI à Marseille et référent de la FESP pour le département des bouches du Rhône a fait partager sa volonté d’inclusion de personnes en insertion et/ou en situation de handicap au sein de son entreprise, en recrutant en 2020 plus d’une trentaine de jeunes en alternance et en mettant en place un plan handicap.

+ Micheline Mauduit, directrice de la société de conseil Brigitte Croff et associés et de son centre de formation d’apprentis (CFA), a relaté la façon dont ce dernier s’était adapté pour répondre aux nouvelles modalités de formation prévues par la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel s’agissant des jeunes en contrat d’apprentissage. Elle souhaite cependant que « les contenus pédagogiques de formation soient parfois moins scolaires pour ne pas rebuter les jeunes » mettent l’accent sur de nouvelles compétences dont celles liées au numérique à acquérir pour répondre aux besoins actuels et futurs des métiers des services à la personne

Ressort de ces différents témoignages la difficulté d’attirer des candidats dans les métiers des SAP, pour des raisons tenant principalement au niveau des salaires et aux conditions de travail. Un certain nombre de mesures pourraient contribuer à les revaloriser, telle que l’organisation d’une campagne de communication dans les prochaines semaines sur ces « métiers de l’humain » ; ainsi qu’en sont convenus Maxime Aiach et Thibaut Guilluy dans les semaines à venir.

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