Licenciement : le refus de signer la convocation n’affecte pas la régularité de la procédure

Par un arrêt du 21 janvier 2026, la chambre sociale de la Cour de cassation apporte une précision importante sur les règles encadrant la convocation du salarié à l’entretien préalable au licenciement. Le Code du travail prévoit que cette convocation doit être effectuée soit par lettre recommandée avec accusé de réception, soit par lettre remise en main propre contre décharge. À première vue, cette exigence peut laisser penser que l’absence de signature du salarié sur la décharge rend automatiquement la procédure irrégulière. La Cour adopte cependant une lecture plus pragmatique du texte.

En l’espèce, un salarié licencié pour faute soutenait que son licenciement était irrégulier au motif qu’il n’avait pas signé la décharge lors de la remise en main propre de sa convocation à l’entretien préalable. Il demandait en conséquence une indemnisation. Or, il ne contestait ni avoir reçu cette convocation, ni s’être présenté à l’entretien à la date prévue. La cour d’appel avait donc considéré que la procédure était régulière, malgré l’absence de signature, et la Cour de cassation confirme cette analyse.

Pour la Haute juridiction, les modalités prévues par l’article L. 1232-2 du Code du travail n’ont pas pour objet d’imposer un formalisme excessif, mais de prévenir toute contestation sur la date à laquelle le salarié est informé de la tenue de l’entretien préalable. Autrement dit, la lettre recommandée ou la remise contre décharge sont avant tout des moyens de preuve. Dès lors que le salarié reconnaît avoir reçu la convocation et avoir pu exercer son droit de se défendre lors de l’entretien, l’objectif de la…

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