Le salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) correspond au salaire horaire minimum légal en dessous duquel un employeur ne peut pas rémunérer ses salariés, quelle que soit la forme de leur rémunération.
En principe, le Smic est revalorisé au 1er janvier de chaque année en tenant compte de :
- l’évolution annuelle de l’indice des prix à la consommation (hors tabac) des ménages du premier quintile de la distribution des niveaux de vie, estimée en glissement sur les données du mois de novembre de l’année précédente ;
- la moitié de l’évolution annuelle du pouvoir d’achat du salaire horaire moyen brut des ouvriers et des employés (SHBOE), estimée en glissement sur les données du 3e trimestre de l’année précédente.
Néanmoins, et en cas d’augmentation en cours d’année de l’indice des prix à la consommation des ménages du premier quintile de plus de 2%, le Smic est automatiquement revalorisé de l’indice de ces prix.
C’est le cas de l’indice des prix à la consommation communiqué ce-jour par l’Insee qui ont augmenté de 2,2 % sur un an en avril.
Ainsi, le Ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a annoncé ce matin une revalorisation du Smic à venir au 1er juin 2026 de l’ordre de 2,45%. Le ministre a également indiqué que les services du Ministère étaient « en train d’affiner le deuxième chiffre après la virgule ».
A compter du 1er juin 2026, le montant du Smic horaire brut devrait être fixé à :
- 12,3 euros (1.867 euros brut mensuel à temps plein) en métropole, en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à La Réunion, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin et à Saint-Pierre-et-Miquelon ;
A cette date, il vous faudra donc a minima, et pour les emplois de salaire dont les minima conventionnels seront inférieurs au nouveau niveau du Smic, rémunérer vos salariés à hauteur du nouveau montant du Smic.
La FESP ne manquera pas de vous tenir informés des précisions qui doivent nous être apportés prochainement sur le montant définitif du Smic applicable au 1er juin 2026.
Consciente des enjeux pour vos structures, la Fédération a alerté le gouvernement de l’impact de la hausse du Smic sur le coût du travail supporté par les entreprises et des difficultés, voire impossibilité pour certains métiers, de répercuter ces surcoûts dans leurs prix afin que des mesures de soutien adaptées puissent être mises en œuvre. Nous ne manquerons pas de vous tenir informés des retours à venir.