Création d’un référentiel Commun de connaissances et de compétences
Concertation ministérielle sur la « Création d’un référentiel Commun de connaissances et de compétences » applicable à l’ensemble des modes d’accu…
Ces derniers jours, la Fédération des Entreprises de Services à la Personne (FESP) a intensifié sa présence médiatique pour alerter sur plusieurs sujets majeurs qui concernent directement les particuliers, les professionnels du secteur et, plus largement, l’avenir du maintien à domicile en France.
À travers plusieurs prises de parole dans la presse nationale, régionale et à la radio, Loïc Gobé, président de la FESP, a porté la voix des entreprises de services à la personne sur des enjeux structurants :
Cette mobilisation médiatique illustre pleinement la mission de la FESP : faire entendre la réalité du terrain, défendre les acteurs du domicile et alerter sur les effets concrets des décisions publiques.
Au cœur des prises de parole de la FESP figure le projet de décret qui prévoit de repousser de 70 à 80 ans l’âge minimal permettant à un particulier employant une aide à domicile de bénéficier, sans autre condition, d’une exonération de cotisations patronales.
Aujourd’hui, ce mécanisme constitue un levier important pour de nombreux ménages souhaitant recourir à une aide à domicile avant que la dépendance ne soit installée. En d’autres termes, il ne s’agit pas uniquement d’un dispositif social : c’est aussi un outil de prévention, qui permet d’anticiper les fragilités, de sécuriser le quotidien et de retarder les ruptures de parcours.
Pour la FESP, ce changement de seuil pose une question de fond :
faut-il attendre que les personnes soient en situation de dépendance avancée pour rendre l’aide à domicile accessible ?
La réponse de la Fédération est claire : non.
La prévention doit rester au cœur des politiques publiques du grand âge. Faciliter l’accès à l’aide à domicile dès les premiers besoins, c’est éviter des dégradations plus lourdes, plus coûteuses humainement, socialement et financièrement.
C’est dans Les Echos, sous la plume de Solenn Poullennec, que le sujet a été porté pour la première fois dans un cadre national avec un article exclusif intitulé :
« EXCLUSIF – Pourquoi l’aide à domicile va coûter plus cher pour de nombreux seniors »
Publié le 4 avril 2026 et mis à jour le 6 avril 2026, cet article révèle l’existence d’un projet de décret prévoyant le report de l’âge d’exonération de 70 à 80 ans.
En donnant à voir les arbitrages à l’œuvre, cette publication a permis de mettre en lumière un débat crucial : celui de l’équilibre entre recherche d’économies publiques et accessibilité réelle de l’aide à domicile pour les seniors.
Pour la FESP, cette médiatisation a été essentielle. Elle a permis d’ouvrir un débat public sur une mesure qui, bien que technique en apparence, pourrait avoir des conséquences très concrètes pour de nombreux ménages.
Le 6 avril 2026, Alexis Morel, pour franceinfo et France Inter, a consacré un article aux inquiétudes exprimées par la Fédération :
« Aide à domicile : repousser l’âge des bénéficiaires de l’exonération de cotisations patronales inquiète la Fédération des entreprises de services à la personne »
Dans cette intervention relayée par la radio publique, Loïc Gobé a rappelé une conviction forte de la FESP :
restreindre l’accès à l’aide à domicile en amont, c’est déplacer le problème au lieu de le résoudre.
Le président de la FESP a notamment souligné que cette mesure risque de :
Autrement dit, ce qui peut apparaître comme une économie immédiate pourrait se traduire demain par une facture bien plus lourde.
La FESP a également rappelé un autre risque majeur : celui d’un report vers le travail non déclaré, si le coût du recours légal à l’aide à domicile augmente trop fortement pour les particuliers.
Le sujet a également été largement relayé par Boursorama, dans un article signé Paul Graph, publié le 5 avril 2026 :
« Aide à domicile : ce changement d’âge pour l’exonération entre 70 et 80 ans dès 2026 risque de faire exploser le coût pour des milliers de ménages »
Cet article traduit très concrètement les effets potentiels de la réforme pour les particuliers.
Au-delà des mécanismes juridiques ou budgétaires, il rappelle une réalité simple :
pour les ménages concernés, une évolution réglementaire de ce type se traduit immédiatement par une question de reste à charge.
Pour la FESP, cette dimension est centrale. Les services à la personne ne peuvent pas être pensés uniquement comme une ligne budgétaire. Ils sont un outil de soutien à la vie quotidienne, de préservation de l’autonomie, de sécurisation des parcours de vie et de soutien aux proches aidants.
Au-delà de la question de l’exonération, Loïc Gobé a également pris la parole dans L’Union, dans un article signé Manessa Terrien, publié le 3 avril 2026 :
« “Parce qu’on ne fait pas peur, on n’est pas entendu” : les entreprises de services à la personne veulent aussi l’aide de 20 centimes sur le carburant »
Cet article rappelle une autre réalité du terrain : les entreprises de services à la personne sont confrontées à des coûts de déplacement structurels, particulièrement lourds dans de nombreux territoires.
Pour un secteur dont l’activité repose sur la mobilité quotidienne des intervenants, la hausse des carburants a un impact direct sur l’équilibre économique des structures.
Cette prise de parole s’inscrit dans un message plus large porté par la FESP :
les services à la personne sont essentiels, mais ils restent trop souvent invisibles dans les arbitrages publics.
Or, sans mesures adaptées sur les coûts de fonctionnement, l’attractivité des métiers, la solvabilisation de la demande et la reconnaissance économique du secteur, ce sont les capacités mêmes d’accompagnement qui se fragilisent.
La FESP est également intervenue sur Radio France et Radio Classique, poursuivant ce même travail de pédagogie et d’alerte auprès du grand public, des décideurs et des relais d’opinion.
À travers ces différentes prises de parole, un message constant se dégage :
Le secteur des services à la personne est un pilier de la cohésion sociale, du maintien à domicile, de l’accompagnement des familles, du soutien aux personnes âgées et de la prévention de la perte d’autonomie.
Les entreprises qui le composent sont pleinement engagées. Mais elles ont besoin d’un cadre lisible, cohérent et soutenant.
Dans un contexte de vieillissement de la population, de tensions de recrutement et de pression économique croissante sur les ménages comme sur les structures, la FESP poursuivra son action pour défendre :
La mobilisation médiatique de ces derniers jours en est une illustration claire :
la FESP restera pleinement engagée pour faire entendre la voix des entreprises de services à la personne et défendre un modèle d’accompagnement humain, accessible et durable.